Originaire de Montmartre, j'ai grandi entre les peintres de la place du Tertre et les musiciens des rues parisiennes. Cette double exposition, picturale et sonore, a fait naître très tôt mon goût pour le jeu et l'image, ainsi qu'un intérêt durable pour la transmission et l'apprentissage.
Ma formation s'est construite sur deux voies parallèles : un cursus scientifique exigeant (Centrale Lyon, agrégation de mathématiques) et une formation d'art dramatique approfondie (cours Périmony, atelier Jérôme Méla, atelier international Blanche Salant).
Registre de jeu
Je puise l'inspiration de mes rôles dans la diversité de mes expériences : le monde scientifique (enseignement, médecine, ingénierie) et le monde artistique (cinéma, musique, peinture, danses latines). Cette double culture nourrit des rôles contrastés — le médecin idéaliste et passionné, l'amant tourmenté et impatient, le photographe en quête d'inspiration, l'ami fidèle et à l'écoute.
Écriture et réalisation
Un film se construit pour moi comme un tableau : on rassemble des matières brutes pour les projeter sur la toile. J'aime y mêler comédie et drame, couleurs et musique.
La transmission est un thème central de mon écriture. Elle se heurte parfois à l'incommunicabilité (Tiramisu, 2008) ; elle emprunte souvent des chemins singuliers — entre un enseignant et son élève au sein d'une mini-entreprise (Le rêve de Jérôme, 2015), ou entre un adolescent handicapé et une jeune athlète valide (Quatre roues motrices, 2016).
Entre 2019 et 2022, une nouvelle dimension s'ajoute à mon travail. Durant cette période, je me lance dans des études de médecine à Montpellier — une immersion en territoire inconnu, entre anatomie, sciences humaines et plusieurs semaines passées en milieu hospitalier, au contact de l'expression somatique et psychologique de la maladie. Cette expérience marquante donne naissance à plusieurs projets, dont Vers le jour (2022, en cours).
Mes influences : Emmanuel Mouret, Valérie Donzelli, Henri Matisse, Sandro Botticelli, Ludovico Einaudi.
Travail collectif
Je crois aux vertus du travail collectif.
Après avoir coaché des adolescents lors d'ateliers de tournage en lycée, j'ai participé, à la suite d'un stage avec Alain Prioul, à la création du LABO DU 7 en 2015 — un laboratoire d'expérimentation autour de la direction d'acteurs réunissant comédiens, réalisateurs, scénaristes et techniciens. Ce collectif rassemble aujourd'hui près de 70 membres.
Depuis 2022, le collectif RVB que j'ai initié est dédié à la direction d'acteurs. Nous recevons mensuellement des réalisateurs de courts-métrages, ce qui permet à la fois un travail sur l'instrument et une relation privilégiée avec des acteurs clés du secteur cinématographique.